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Planta El Vivero,
18.000 habitants. 45 L/s,
Cali, Colombia
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BIOTEC a développé un système compact et bon marché
de traitement des ERU, mais dont le bon fonctionnement implique des températures
d’eau résiduaire supérieures à 15 degrés
tout au long de l’année. C’est une technologie typiquement
« tropicale » qui est née à Cali en Colombie
dans les années 80 et s’est rapidement étendue à
l’ensemble du monde tropical, en commencant par l’Amérique
Latine, et surtout le Brésil, et par l’Inde.
Pour une petite ville de 10.000 habitants, qui a un débit moyen
d’eaux résiduaires de l’ordre de 20 L/s, et pour un
abattement de 80% de la DBO, les coûts d’investissement sont
de l’ordre de 12.000 € par L/s traité, soit 240.000
€, et les coûts d’O&M sont inférieurs à
1 € par famille et par mois.
Ce système comprend un traitement préliminaire, un réacteur
anaérobie de type UASB et un lit de séchage. L’architecture
est intégrée à l’environnement et le système
inclut une gestion rigoureuse des odeurs, du biogaz et des boues.
Quand les normes locales de rejet imposent un abattement supérieur,
l’Unité UASB est complétée par une unité
aérobie de post-traitement, qui est souvent un filtre percolateur
(lit bactérien), mais d’après la topographie, l’urbanisme
et l’espace disponible, peut également être un système
de lagunes, de biorotor ou de filtres phytopédologiques, ou un
système SBR. La stations BIOTEC typique a un abattement de 90%
en DCO, DBO et SS, et un côut de 16.000 € par L/s (soit 320.000
€ pour une ville de 10.000 habitants qui a un débit moyen
de 20 L/s).
BIOTEC a été pionier en Amérique Latine dans le développement
des réacteurs UASB pour le traitement des ERU, et ensuite dans
leur application à différents climats et températures.
Voir nos différentes publications sur le sujet (page « Publications
»). Nous comptons aujourd’hui des stations d’épuration
de type UASB pour ERU en Colombie, Vénézuela, Nicaragua,
Salvador et Guatémala. L’application de cette technologie
sur les hauts plateaux andains a montré que le concept UASB est
aussi utilisable en région Méditerranéenne (Sud de
l’Espagne et de l’Italie / Proche-Orient / Nord de l’Afrique),
car elle permet de réduire les coûts d’O&M et la
production de boues des stations. Cette avancée a permis a BIOTEC
de recevoir en 2001 un SME Award de la Commission Européenne (DG
Recherche & Développement) pour un projet d’adaptation
technologique au bassin Méditerranéen.

Planta San Antonio,
7.000 habitants. 12 L/s,
Sololá, Guatemala
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BIOTEC construit des stations UASB dans les pays où il est implanté,
mais appuie aussi des Tiers (companies spécialisées, constructeurs
locaux) pour qu’ils puissent incorporer les systèmes UASB
au sein de leurs propres stations, pour réduire la production de
boues et les coûts d’O&M. BIOTEC fournit également
des licences pour l’usage de sa technologie UASB pour des pays ou
des régions déterminées.
La station « standard » consiste en:
- Traitement préliminaire (dégrilleur, désableur
et déhuileur)
- Réacteurs UASB pour l’abattement de 80% de la DCO, DBO
et SS (N.B. : cet niveau d’abattement s’obtient seulement
pour des ERU « normales » qui ne sont pas trop diluées
(DCO > 500 mg/L)
- Filtres percolateurs et clarificateurs secondaires pour l’abattement
de 50% du solde de la pollution, ce qui permet d’atteindre moins
de 25 ppm de DBO et de SS dans l’effluent final
La station standard, ou « complète » produit un effluent
transparent et sans odeur, et avec plus de 1 mg d’oxygène
par litre. La superficie requise est de seulement 0,1 m2 par habitant.
La production de boues (primaires digérées + biologiques)
est considérablement inférieure à celle des systèmes
aérobies. Ces boues sont digérée, épaisses,
et présentent d’excellentes caractéristiques de déshydratation
en lits de séchage ou en filtres-bandes. C’est le principal
intérêt de cette technologie pour le Sud de l’Europe.
Ce type de station est une véritable “révolution technologique
tropicale”, qui grâce à ses coûts abordables,
fait de l’épuration un objectif vraiment réalisable
pour les pays tropicaux.
BIOTEC construit ce type de stations de toutes tailles, depuis la station
modulaire pour 50 maisons jusqu’aux villes de plus de 250.000 habitants.
Les petites stations de 50 à 250 maisons sont construites de métal
ou de fibre de verre (polyester).

Planta San Bartolo,
14.000 habitants. 22 L/s,
Sololá, Guatemala
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Ces stations conviennent en particulier pour les grands projets privés
d’urbanisations (voir Projet « Ciudad Corinto » au Salvador,
ou Projet « Bosques de Capistrano » au Nicaragua).
Au Brésil les stations UASB s’associent souvent à
un concept original de réseau d’égouttage appelé
« condominial » (de quartier). Il s’agit d’un
système d’égouttage par pâté de maison,
où les tuyaux ne passent pas sous la rue, mais sous les trottoirs,
ou même parfois à l’arrière des maisons, sous
les jardins. Ce système permet d’utiliser des tuyaux de plus
faible diamètre, et est nettement moins cher que les systèmes
classiques. Les maisons de déversent pas directement et individuellement
leurs eaux résiduaires dans des collecteurs de la ville, mais dans
des tuyaux « internes » au pâté de maison.
Ce système, qui permet de réduire les excavations, est particulièrement
intéressant pour les villes côtières où le
niveau phréatique est élevé. Il se combine souvent
avec une conception de rejets décentralisés (qui s’accomode
de la topographie) et donc de stations d’épuration décentralisées.
Une ville a tout à gagner à concevoir son système
d’égouttage de manière intégrale avec ses stations
d’épuration et à jouer avec le relief pour éviter
la construction de tranchées profondes et donc chères. Un
budget de 300 à 400 € par maison doit être suffisant
pour un réseau d’égouttage urbain bien concu.
Certains concepts de réseaux d’égouttage prévoient
des stations d’épuration intra-urbaines qui déversent
leurs eaux épurées dans le réseau d’eau de
pluie ou dans un réseau bis de faible diamètre et de très
faible pente (ce qui permet d’éviter de creuser sous le niveau
phréatique), Voir TUMACO.

Planta Jucanyá,
21.000 habitants. 50 L/s,
Panajachel, Guatemala
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Les stations de plus de 300 maisons (1.500 habitants) sont en géneral
construites en béton, mais il existe aussi des modèles standard
et modulaires qui facilitent le montage.
BIOTEC encourage l’usage agricole des boues (sèchée
ou compostées) en de l’eau épurée (par ferti-irrigation),
ainsi que la valorisation énergétique du biogaz, même
s’il s’agit de productions relativement limitées: production
d’électricité bien sûr, mais plus souvent réseau
urbain de biogaz (pour cuisiner) ou éclairage au gaz d’un
parc public voisin.
L’utilisation des sous-produits des stations d’épuration
profite au voisinage et les implique dans le projet. Elle dégage
de plus des revenus d’opération qui permettent de couvrir
facilement 50% des (déjà faibles) coûts d’opération,
et favorise le développement local.
QUELQUES REFERENCES de stations BIOTEC « UASB-ERU »:
• Colombie: El Vivero, Cali, Colombia, 3.900 m3/jour (+/- 20.000
habitants)
• Guatemala: San Bartolo, Solola, 1.900 m3/jour (10.000 habitants)
• El Salvador: Ciudad Corinto, 1.200 m3/jour (7.800 habitants)
• Nicaragua: Bosques del Capistano, 350 m3/jour (2.000 habitants)
• Venezuela: Punta Gorda, 520 m3/jour (3.000 habitants)
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