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References: Sucreries



INGENIO CENTRAL CASTILLA
Compostaje de la cachaza
Les sucreries de canne consomment généralement de grandes quantités d’eau, et pour cette raison sont de grands pollueurs.

Néanmoins, le procédé d’extraction du sucre se prête à l’utilisation de l’eau en cycles fermés. Au travers d’un processus de ré-ingénierie une sucrerie de 5.000 tonnes de canne par jour peut limiter sa décharge d’eaux résiduaires à moins de 20 litres par seconde. Dans ces conditions le coût du système de traitement est inférieur à 400.000 €, soit 80 € par tonne de canne par jour. Ces valeurs ne comprennent pas la gestion des eaux de lavage de la canne, pour les sucreries qui utilisent cette option, qui est également une activité qui peut se travailler en boucle fermée ou quasi fermée (sédimentation, recirculation, gestion des boues).

La récupération et valorisation agricole des boues de filtration du jus de canne (boues de sucreries – cane mud (filter cake) – cachaza) est une étape fondamentale du cycle de gestion des eaux et de la matière organique des sucreries de canne, car elle permet de réduire la charge organique des effluents et par ailleurs évite la pollution des eaux superficielles et phréatiques par les lixiviats (jus) des décharges de ces boues.


Máquina volteadora de compost







Ces boues sont le résidu de filtration du jus de canne. Elle représentent entre 3 et 7% du poids de la canne. Elle est générée par les filtres-tambours sous vide et ont un aspect de terre grise ou marron avec 25 à 35% de matière sèche (MS). Leur application directe sur les plantations de “renouvellement” (tous les 5 ou 6 ans) est factible à certains moments quand il y a des lots à semer dans les alentours de la sucrerie et quand les conditions climatiques le permettent. L’application en doses inférieures (20 T/ha-an) sur la canne de coupe (tous les ans) implique un processus préalable de compostage. Le compostage permet de décomposer la matière organique et de réduire d’environ 70% le poids et le volume de ces boues, en réduisant dans la même proportion les coûts de transport et d’application. Une Unité de compostage de 300 tonnes par jour requière d’environ 6 hectares et a un coût d’environ 850.000 €, y compris l’équipement adapté pour l’application massive, et à faible coût, du compost sur la canne.

Pour les sucreries qui comptent une distillerie, les vinasses représentent leur plus grande source de pollution. Ces vinasses peuvent être traitées par station d’épuration (lagunes couvertes (bâchées), reacteurs UASB ou filtres) ou par co-compostage en mélange avec les boues de la sucrerie. Voir le chapitre “Applications – Vinasses”.

REFERENCES EN COLOMBIE
INGENIO MAYAGUEZ, Candelaria (1987-88, 1993-1994, 2003)
INGENIO CENTRAL CASTILLA (1993-1994)
INGENIO RIO PAILA, La Paila (1993-1994)